Le Groupe BGFIBank lance une nouvelle émission d'actions par appel public à l'épargne, ouverte du 15 septembre au 15 octobre 2026. L'objet de l'émission est le financement de la croissance du groupe et le renforcement des fonds propres de ses filiales, sans qu'une liste précise de ces dernières ne soit communiquée à ce stade. Elle intervient quelques semaines seulement après l'entrée du groupe dans le tout premier classement Forbes des banques les plus performantes au monde, une reconnaissance qui porte sur le groupe dans son ensemble.
Le communiqué de l'émetteur présente cette étape comme la poursuite d'une dynamique déjà engagée, après une première phase qui a permis d'élargir significativement l'actionnariat du groupe et de renforcer son ancrage sur le marché financier régional. L'ambition affichée est désormais d'ouvrir davantage le capital à de nouveaux investisseurs et d'accompagner durablement la trajectoire de développement du groupe.
Ce que représente cette opération pour les investisseurs congolais
L'émission porte sur 1 006 975 actions nouvelles, pour un montant total de 80 558 000 000 francs CFA. Le prix de souscription est fixé à 80 000 francs CFA par action, avec un investissement minimum de 800 000 francs CFA, soit dix actions. Les personnes éligibles sont les personnes physiques et morales de la zone CEMAC, ainsi que les investisseurs internationaux, une catégorie sous laquelle un investisseur congolais serait susceptible de se positionner, la RDC ne faisant pas partie de la zone CEMAC.
Cette précision mérite d'être soulignée. Elle ouvre potentiellement la possibilité, pour un particulier ou une entreprise basée à Kinshasa, de souscrire au capital du groupe auquel appartient BGFIBank RDC, sous réserve de vérifier auprès des arrangeurs les conditions exactes d'éligibilité applicables à un investisseur résidant hors zone CEMAC.
Les modalités pratiques de souscription
La souscription passe par la signature d'un bulletin disponible auprès des arrangeurs BGFI Bourse et EDC Investment Corporation ainsi que des établissements membres du syndicat de placement. Cette signature engage irrévocablement le souscripteur à verser la provision correspondante auprès de l'Agent Placeur. Les souscriptions pour compte de tiers restent autorisées uniquement dans le cadre d'un mandat de gestion de portefeuille, tandis que les souscriptions multiples sont, elles, permises.
Les souscripteurs à cette offre seront éligibles aux dividendes de l'exercice clos au 31 décembre 2026. Une fois enregistrées, les souscriptions deviennent irrévocables après la clôture de la période, y compris en cas de clôture anticipée. L'ensemble des souscriptions sera centralisé auprès de BGFI Bourse, désigné Arrangeur Principal et Chef de File de l'opération.
Un cadre réglementé qui appelle à la vigilance
Comme pour toute opération de cette nature, l'attention des investisseurs potentiels doit se porter sur les risques inhérents à tout placement financier, la valeur des titres pouvant évoluer à la hausse comme à la baisse sous l'influence de facteurs internes ou externes à l'émetteur. Le visa attribué par la COSUMAF à cette opération n'implique ni approbation de son opportunité, ni authentification des informations contenues dans le document d'information, la Commission ayant examiné la pertinence et la cohérence de l'information fournie, sans se prononcer sur la décision d'investir elle-même.
BGFI Holding Corporation, émetteur de cette opération, se présente comme un groupe financier international multi-métiers et leader en zone CEMAC, structuré en société anonyme avec conseil d'administration. C'est ce même groupe qui, à travers BGFIBank RDC, opère sur l'un des marchés bancaires les plus disputés d'Afrique centrale élargie, aux côtés d'acteurs de premier plan comme Rawbank ou Equity BCDC.
Pour les investisseurs congolais qui souhaiteraient explorer cette possibilité de participer au capital du groupe auquel appartient BGFIBank RDC, la fenêtre de souscription reste ouverte jusqu'au 15 octobre 2026, sous réserve de se renseigner directement auprès des arrangeurs sur les modalités applicables à leur situation.

Par Pistis Kayembe

